Inauguration des noms de rue en avril 2019

Le vendredi 12 avril 2019, trois nouvelles rues ont été inaugurées dans le 14ème arrondissement de Marseille
dans le cadre du projet “Mémoire, Identité, Territoire” du Comité Mam’Ega
Rue Odette Taragonnet / Militante Associative (1939-2009)
Rue Françoise Ega – dite Mam’Ega / Poète et Militante (1920 – 1976)
Rue Jacques Marty / Prêtre ouvrier (1929 – 2015)

Discours de Jean-Luc RICCA

Inauguration des noms des rues Taragonnet, Ega et Marty
Vendredi 12 avril 2019

Monsieur le Député

Monseigneur, votre Excellence,

Mesdames et Messieurs les responsables et militants associatifs,

Mesdames, Messieurs,

En donnant officiellement les noms de Odette TARAGONNET, de Françoise-Marcelle EGA et de Jacques MARTY à des rues de ce quartier, c’est le vivre ensemble, l’investissement citoyen au service de l’autre que nous célébrons aujourd’hui.

Et je veux remercier le Collectif des associations du Grand-Saint-Barthélémy, l’ensemble de ses membres, pour leur totale implication dans ce beau projet, et je voudrais saluer personnellement et plus particulièrement Jean-Marc EGA et Pierre LEZEAU, car c’est grâce à leur implication et leur détermination que nous sommes aujourd’hui réunis.

(…)

Apaiser, rassembler, construire : voici la feuille de route qui s’impose à chaque citoyen, c’est à dire à chacun d’entre nous pour rebâtir les fondations du “bien vivre ensemble” et, en cela, suivre l’exemple de Odette TARAGONNET, de Mam’EGA et de Jacques MARTY.

Tous trois avaient pour point commun leur chrétienté, mais aussi cette humanité qui est la seule réponse au racisme, à l’homophobie, à la haine politique ou religieuse qui gangrènent nos démocraties.

Militante d’action sociale, Odette TARAGONNET, dont les aïeux avaient fui le génocide arménien, était de ces “madones des cités” qui, dans l’ombre, contribuent à maintenir la paix civile.

Françoise-Marcelle EGA a pareillement marqué de sa personnalité le quartier de la Busserine où cette animatrice à la Maisons des Jeunes a participé à la fondation des associations culturelles et sportives des Antillo-Guyannais de Marseille.

Quant à Jacques MARTY, plus à l’aise dans le geste que dans le discours et convaincu qu’il y a une autre façon de prêcher l’Evangile que par la parole, il fut de ces premiers prêtres qui, militants religieux, prirent en charge l’animation d’un quartier alors dépourvu de structures.

Un quartier qui déjà s’étendait de la campagne PICON à la Busserine et au Grand Saint-Barthélémy, et dont la chapelle était le coeur géographique.

Voilà les trois personnalités dont la Ville a voulu perpétrer le souvenir, car au-delà d’honorer de belles personnes, des figures militantes et emblématique de ce quartier où ils ont vécu et lutté pour améliorer les conditions de vie des habitants, ce projet contribue à un soucis de transmission pour les générations d’aujourd’hui et de demain.